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Ketur4000

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Ne Mutlu Turkum Diyene
Bayrak Inmez Ezan Dinmez Vatan Bolunmez


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  • Création : 20/03/2008 à 17:20
  • Mise à jour : 06/10/2008 à 06:56
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  • Atatürk dit ===> "L'éducation . . . "
  • "Tout a commencé le 10 Novembre à 9h05 .. "
  • Un poème que j'aime de trop, izindeyiz be atammmmmmmm !!!!!!
  • Les Réformes d' Atatürk !!

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Atatürk dit ===> "L'éducation . . . "

« Notre mission la plus importante et fertile relève de l'éducation nationale où nous devons absolument réussir. Ce n'est que par cette voie qu'une nation retrouve sa vraie émancipation. (1922)


Le centre d'activités des entreprises concernant la science et la technique est l'école qui est de ce fait indispensable...Saluons tous ensemble respectueusement le nom d'école : L'école apprend aux jeunes cerveaux le respect de l'humanité, l'amour de la nation et du pays, l'honneur et l'indépendance. Elle indique le droit chemin à suivre pour sauver l'indépendance quand elle est compromise... Ceux qui s'emploient à sauver le pays et la nation doivent être en même temps des spécialistes honnêtes et des érudits laborieux. Ce n'est qu'ainsi que toutes les tentatives aboutissent à des résultats logiques. (1922)


Ce sont la science et la technique qui seront nos guides dans la vie politique et sociale de notre nation et son éducation intellectuelle. La nation turque, l'art, l'économie et la littérature turque se développent dans toute leur splendeur grâce à l'école et à la science et à la technique qu'elle enseignera. (1922)


Nous avons besoin de deux armées pour conduire notre pays, notre société vers le vrai objectif, le bonheur : la première est l'armée de soldats qui sauve l'existence de la patrie, la deuxième est l'armée de culture qui prépare l'avenir de la nation. Ces deux armées sont également précieuses, sublimes, fécondes, respectables. On ne saurait préférer l'une à l'autre. Elles sont toutes vitales.

Vous, les membres de l'armée de la culture, je voudrais dire pour exprimer la valeur et le caractère sacré de l'armée dont vous dépendez que vous êtes les éléments d'une armée qui apprend à l'autre qui meurt et qui tue pourquoi elle doit mourir et tuer. (1923)


Aussi longtemps qu'une nation ne possèdera pas une armée de culture, les victoires brillantes qu'elle remportera aux champs de bataille doivent rester sans suite. Sans cette deuxième armée, les résultats fructueux de la première armée disparaissent. (1923)


Ce ne sont que les enseignants qui sauvent les nations. Un peuple privé d'enseignants, d'éducateurs n'a pas encore acquis l'aptitude à se nommer « nation ». On l'appelle « masse ordinaire » et non « nation ». Pour pouvoir devenir nation, une masse a besoin des éducateurs, des enseignants. (1925)


Il faut élever le pays dans les domaines scientifique, culturel, économique et de reconstruction, développer les talents de notre nation d'ailleurs très fertiles en tout et donner aux générations futures un caractère solide, constant et positif. Les enseignants occupent la place la plus importante et délicate parmi les forces intellectuelles qui combattent pour atteindre ces objectifs sacrés. (1923)


Pour que l'enseignement soit confié aux mains fiables dans les écoles et que les enfants du pays puissent être élevés par des maîtres bien formés et estimables qui considèrent cette fonction à la fois comme un idéal et une carrière, le métier d'enseignant doit être une profession ouverte aux avancements graduels tout comme pour les hautes fonctions et à plus forte raison, susceptible d'assurer une vie aisée. Partout dans le monde, les enseignants sont les éléments les plus dévoués et respectables de la société. (1923)


La nouvelle génération recevra sa plus grande leçon de républicanisme de la communauté d'enseignants d'aujourd'hui et des éducateurs qu'ils vont former. (1924)


C'est vous, enseignants et éducateurs dévoués de la République qui élèverez la nouvelle génération qui sera votre ½uvre. La valeur de l'½uvre sera proportionnelle à votre capacité et à votre dévouement. La République exige des gardiens mentalement, physiquement et scientifiquement forts et de haut caractère. C'est à vous qu'incombe la tâche de former une telle génération. (1924)


Que l'enseignement primaire et secondaire offre la science et la technique requises par l'humanité et la civilisation mais de façon si pratique que diplômé de l'école, l'enfant soit sûr de ne pas être condamné au dés½uvrement. (1931)


C'est l'éducation qui fait vivre une nation en tant qu'une société libre, indépendante, honorable et altière ou qui a livre à l'esclavage et à la misère. (1925)


Quelle que soit la limite de l'enseignement que nous dispenserons à nos enfants et à nos jeunes, nous leur apprendrons la nécessité de lutter contre les ennemis de la nation, de l'Etat et de la Grande Assemblée nationale de Turquie. Les nations dont les individus ne sont pas dotés de ces moyens de lutte n'ont pas le droit de vivre. Il faut de la lutte encore dans la lutte. (1922)


Je conseille aux enfants de la patrie qui se préparent à l'avenir de ne céder à aucune difficulté et de travailler avec patience et persévérance et aux parents des élèves de n'épargner aucun sacrifice pour permettre à leurs enfants d'achever leurs études.

L'histoire confirme que les nations qui s'éveillent devant les grands dangers sont combien résolues. Je ne doute point que notre nation qui doit lutter tant avec son arme que sa tête témoignera aussi pour la deuxième de l'adresse qu'elle a montrée pour la première. (1921)


En élevant nos enfants et nos adolescents, il faut leur inoculer la nécessité de lutter notamment contre les éléments étrangers qui gênent l'existence, le droit et l'unité de la nation et l'obligation de défendre les idées nationales avec foi, courage et sacrifice contre les pensées opposées. Il importe d'infuser cette particularité et cette capacité à toutes les forces intellectuelles de la nouvelle génération. La philosophie de la vie nationale qui se manifeste comme un combat permanent et acharné exige ardemment ces hautes qualités pour toute nation qui se veut indépendante et prospère. (1921)
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#Posté le vendredi 21 mars 2008 12:18

"Tout a commencé le 10 Novembre à 9h05 .. "

J'ai pris conscience ce jour et à cette heure précise de la force du peuple turc. Ce jour là est en effet la date anniversaire de la mort d'Ataturk (1881-1938) alias Mustapha Kemal, et à cette heure là, la vie s'arrête, tous les ans, complètement pendant une minute dans le pays entier. Imaginez, sur 750 000 Km² , 70 millions de gens immobiles, muets pour rendre hommage à leur sauveur et ceci depuis plus de soixante années. Les voitures s'immobilisent, les écoliers se lèvent dans leurs classes, la vie se fige soixante secondes, chaque turc respecte cette minute sous peine de sacrilège. Même les mosquées et leur muezzin ne viennent pas troubler cet instant privilégié, et pourtant cet homme fut un grand pourfendeur de religieux. C'est lui qui a fait de la Turquie l'état laïque qu'elle est devenue. Un des rares pays musulmans où état et religion sont séparés ce qui fait de la Turquie un état musulman et non pas un état islamique.

Souvent les Européens confondent Arabes et Musulmans. Les Turcs vous le diront, ils ne sont pas des Arabes, par contre les Turcs ont colonisé les Arabes sous l'empire ottoman, d'où une opposition, parfois assez farouche, entre colonisateurs et colonisés. Opposition qui est allée, jusqu'à des accords militaires secrets avec Israël. Les Turcs ne sont pas des Arabes mais tout simplement des musulmans.

La république a mis fin au califat, en 1924, en destituant le sultan et calife Mehmed V. Depuis, la religion musulmane sunnite n'a plus de "pape" et le pouvoir a été rendu aux imams. Mais Istanbul héberge un autre pape : le Patriarche des Orthodoxes. En effet, en 1453, après la prise de Constantinople aux Byzantins, le sultan Mehmet le Conquérant (illustration de droite) a laissé aux Grecs la liberté de leur culte et a accepté la présence du Patriarche dans ses murs. Aujourd'hui ce Patriarche ne règne plus que sur quelques milliers de fidèles orthodoxes à Istanbul mais aussi sur des millions en dehors des frontières turques. En fait, il semble que les Grecs veulent laisser le Patriarcat (photo de gauche) à Istanbul dans le quartier de Balat afin de marquer encore cette terre de leur présence comme s'ils pensaient revenir un jour. Pourrait-on concevoir le pape de Rome au Caire, à Damas ou à Téhéran ?

Mais jamais un peuple n'a rendu et conservé un hommage aussi grand à un homme, surtout 60 années encore après sa mort. Le portrait, le buste ou l'effigie d'Ataturk trônent ostensiblement, souvent vieillot, dans la plupart des échoppes turques. Et il est amusant de se faire couper les cheveux ou d'acheter son raki (alcool national) sous son ½il narquois et vigilant. Il est non seulement le gardien de la laïcité turque mais aussi le gardien de la morale. D'ailleurs les écoliers turcs le savent bien : tous les lundis matin après la levée des couleurs et l'hymne national, ils récitent ensemble quelques proverbes de morale écrits par le "saint homme".

Toute la vie quotidienne turque est empreinte de ce dualisme qui affecte chaque turc : suivre les préceptes républicains et laïques de Mustapha Kémal ou écouter les sirènes religieuses des imams. Cette opposition semble faire régner un certain ordre moral où le respect des enfants et des vieillards est très important. Cette dualité est arrivée à son paroxysme en 1997 lorsqu'un islamiste a été nommé Premier Ministre mais l'armée, qui par le passé n'avait pas toujours respecté la démocratie, a laissé faire tout en appuyant de son pouvoir pour que la constitution soit respectée par les islamistes. Ataturk était issu des rangs militaires, il sauva la Turquie du grand désastre de l'invasion grecque en 1923. C'est pourquoi l'armée aujourdh'ui a encore tant de pouvoir et se porte garante de la laïcité de la constitution.



Ataturk a su rendre aussi aux Turcs leur fierté nationale par la victoire de 1923 sur les Grecs, effaçant l'humiliation de la défaite de 1918 et du dépeçage de l'empire ottoman. Aussi voit-on souvent sur les frontons des bâtiments publics cette maxime du père de la nation : " Que je suis heureux d'être turc", slogan est souvent entendu aussi le lundi matin dans la cours des écoles, scandé avec force par les écoliers. Sans être nationaliste à outrance, il a redonné couleurs à l'identité turque.

Peu de peuples vénèrent autant et depuis si longtemps un homme avec tant de fidélité. Mao, Lénine, mais ce sont avant tout leurs idéologies qui furent respectées plus que l'homme. En Turquie le culte d'Ataturc reste autant attaché à sa personnalité qu'à ses idées.

Cet homme, qui soit dit en passant est mort d'une cirrhose du foie ce que peu de Turcs reconnaissent ou savent, était raffiné au possible. Grand amateur de femmes, il a su aussi leur donner très tôt le droit de vote, dix ans avant que le général De Gaulle le fasse en France. Etonnant pour un pays musulman où la religion place la femme à un autre étage. D'ailleurs, une femme : Tansu Ciller, fut quelques années Premier Ministre, encore un paradoxe de ce pays, chez nous Edith Cresson a eu moins de chance. L'utilisation de l'image de la femme, souvent dénudée, dans la quasi totalité de la presse est surprenante, aussi les Turcs croient volontiers que les femmes non musulmanes sont de moeurs légères. Ce qui peut créer de grands quiproquos parfois aussi il est demandé à la femme européenne touriste une certaine pudeur pour ne pas alimenter ce préjugé.

Ataturk a aussi eu le courage de donner des lettres de noblesse à la langue turque, en la "nationalisant" et en latinisant son alphabet mais aussi en remplaçant beaucoup de mots d'origine arabe par des mots turcs. Au passage, il a introduit 300 mots modernes d'origine française. Dans les rues s'affichent des mots tels que "kuafför", "dekorasion", "oto", "san-elise" qui, une fois lus par un francophone, deviennent : coiffeur, décoration, auto, Champ Elysées. Pourtant la langue turque est loin d'être compréhensible par un européen non averti. La langue turque est agglutinante c'est à dire que, tel un train avec sa locomotive et ses wagons, chaque substantif traîne derrière lui des informations comme la possession, la direction, etc... C'est une langue qui sait manipuler le suspens, comme l'allemand, il faut attendre la fin de la phrase pour trouver le verbe et enfin connaître l'action !
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#Posté le vendredi 21 mars 2008 12:16

Un poème que j'aime de trop, izindeyiz be atammmmmmmm !!!!!!

J'adore ce poème car c'est vraiment l'état d'esprit que je partage !!
Il est trop bien écrit, insanin en derin ve gerçek duygularini ifade eden bir siir bence :)



Ne ararsın Tanrı ile aramda!...
Sen kimsin ki orucumu sorarsın?
Hakikaten gözün yoksa haramda
Başı açığa niye türban sorarsın?

Rakı, şarap içiyorsam sana ne.
Yoksa sana bir zararım, içerim.
İkimiz de gelsek kıldan köprüye,
Ben dürüstsem sarhoşken de geçerim

Esir iken mümkün müdür ibadet?
Yatıp kalkıp Atatürk'e dua et.
Senin gibi dürzülerin yüzünden,
Dininden de soğuyacak bu millet

İşgaldeki hali sakın unutma.
Atatürk'e dil uzatma sebepsiz.
Sen anandan yine çıkardın amma
Baban kimdi bilemezdin şerefsiz !!
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#Posté le vendredi 21 mars 2008 12:15

Les Réformes d' Atatürk !!


Vestimentaire

Mustafa Kemal considérait le port du fez (que le sultan Mahmud II avait à l'origine imposé comme code vestimentaire de l'Empire Ottoman en 1826) comme un symbole féodal et finit par l'interdire aux turcs. Il demande aux turcs d'adopter le code vestimentaire européen. Le port du hijab même si il n'a pas été interdit, a été fortement déconseillé.








Religion/Société

En 1926, le calendrier musulman est remplacé par le calendrier grégorien. En 1928, le gouvernement décrète que l'alphabet arabe soit remplacé par l'alphabet latin. Le changement d'alphabet devait prendre plusieurs années, mais Mustafa Kemal décide que le changement se fera en quelques semaines ou ne se fera pas. Donc tout les turcs âgé de 6 ans à 40 ans ont dû retourner à l'école pour apprendre le nouvel alphabet.

L'école devient obligatoire, et de nouvelles écoles sont ouvertes dans les quatre coins du pays, l'école devient mixte, républicaine et laïque selon le modèle français de Jules Ferry. En 1934, il promulgue une loi sur les noms de famille, obligeant les turcs à se choisir un nom de famille. La Grande assemblée nationale de Turquie lui donne à cette occasion le nom d'Atatürk ou père des turcs.

Cherchant à limiter l'influence de l'Islam sur les établissements politiques et culturels turcs, il décide de supprimer le Califat le 3 mars 1924 qui était responsable selon lui d'avoir ralentit le développement de la Turquie. Et il appliquera le système de la laïcité française, la religion n'est pas contestée, mais elle se délimite à la sphère strictement privée.

D'après certains biographes, Atatürk été lui-même musulman. Dans le livre Kemalizm, Laiklik ve Demokrasi (Kémalisme, Laïcité et Démocratie) Ahmet Taner Kışlalı cite plusieurs discours qu'a tenus Atatürk qui peut illustrer une partie du raisonnement derrière sa politique de séparation de la religion et de l'état.

« La religion est une question de conscience. Chacun est libre d'obéir à l'ordre de sa conscience. Nous sommes respectueux de la religion. Nous ne sommes pas contre la pensée. Nous essayons simplement de ne pas mêler les affaires religieuses avec celles de la nation et de l'état, et nous évitons les actions réactionnaires attentatoires. Nous n'offrirons jamais une telle occasion aux rétrogrades.

Camarades !... Dieu est unique, grand ; nous sommes en mesure de dire en observant les manifestations des croyances divines que les hommes peuvent être étudiés en deux catégories, en deux périodes : la première phase est l'enfance et la jeunesse de l'humanité. La deuxième est son âge de maturité. [...] Dieu considère comme l'une des exigences de sa déité le fait de s'occuper de ses créatures jusqu'à ce qu'elles atteignent la maturité requise. Il leur a envoyé, depuis Adam, d'innombrables nabis, prophètes et messagers connus ou inconnus. Mais après leur avoir appris les vérités religieuses et civiles par l'entremise de notre Prophète, il n'a plus jugé nécessaire de se mettre en contact avec les hommes par un intermédiaire. Il a admis que tout humain avait atteint la capacité de prendre directement contact avec la pensée divine grâce à son intellect, à son illumination et à sa maturité ; et de ce fait, le Prophète est le dernier des prophètes, et son Livre est le plus exhaustif. »''

D'après Patrick Kinross, Atatürk avait une vision raisonnable de l'islam, cet islam pourrait pour lui compléter la science et la philosophie. Atatürk était aussi fortement opposé au fanatisme et à l'immobilisme religieux. Il dénonça notamment le manque d'évolution de l'islam par rapport aux autres religions.

« La religion existe et elle est indépendante. Nous avons une religion dont l'assise est très solide. Les matériaux sont de bonne qualité, mais le bâtiment a été négligé durant de longs siècles. On n'a pas éprouvé le besoin de le restaurer, d'en renouveler le crépi de mortier désagrégé. Au contraire, bon nombre d'éléments étrangers, d'exégèses et de superstitions ont encore dégradé l'édifice. Aujourd'hui, ce bâtiment est intouchable, irréparable. Mais les fissures s'accentuent avec le temps. Il sera alors nécessaire d'ériger une nouvelle construction sur des fondations solides. »






Droits des femmes

Atatürk lança beaucoup de réformes pour émanciper la femme turque. En 1934 il donne le droit de vote aux femmes, les femmes et les hommes deviennent égaux en droit. Le nouveau code civil adopté en 1926 interdit la polygamie, et donne plus de droits aux femmes sur les divorces, la garde des biens, des enfants et sur la transmission. Et l'école devient mixte et laïque.

Atatürk a considérablement admiré l'appui que les femmes turques ont apporté à la résistance turque durant la guerre d'indépendance. Il dira notamment « La femme turque doit être la plus intellectuelle, la plus vertueuse et la plus pesante du monde. Pesante, ce n'est pas en poids, c'est en morale ,en vertu ,elle doit être une femme pondérée. Le devoir de la femme turque , c'est d'élever des générations ayant la force suffisante de défendre et de protéger le turc par sa mentalité, par la force de son bras, par sa volonté. La femme, qui est l'origine de la nation et le fondement de la vie sociale, peut exercer son devoir si elle n'est que vertueuse .La femme doit être très haute dans tous les cas. »

Au milieu des années 30, dix-huit femmes ont été élues au parlement national. Plus tard, la Turquie sera le premier pays du monde à avoir comme juge de la cour suprême, une femme.





La culture et les arts

D'après Atatürk « La base de la République turque est la culture. ». Il voyait sa nation et ses valeurs comme la plus grande civilisation du monde. Par le passé il a décrit la poussée idéologique de la Turquie moderne « Je suis persuadé que les méthodes d'enseignement et d'éducation, appliquées jusqu'à présent, sont les facteurs les plus importants de la régression de notre nation. De ce fait, j'entends par le programme d'éducation nationale une culture entièrement dépourvue des superstitions du passé, des idées étrangères qui n'ont aucun rapport avec notre nature et des influences venues de l'Orient et de l'Occident et convenant à notre caractère national et à notre histoire; car ce n'est qu'avec une telle culture que pourrait être assuré le développement de notre cause nationale. La culture est proportionnelle au milieu. Et cet élément est le caractère de la nation. »

Afin de synthétiser cette nouvelle histoire turque, Atatürk souhaite utiliser les éléments de l'héritage national de la Turquie -ce qui inclut les cultures indigènes antiques- et également les arts et la culture des autres civilisations du monde. Il a soutenu l'étude des anciennes civilisations anatoliennes, telles que les Hittites, les Phrygiens, les Lydiens. Et l'étude de la culture préislamique des turcs a été largement encouragée.

Les arts plastiques -dont le développement a été ralenti par les fonctionnaires de l'Empire Ottoman qui déclaraient que la reproduction des formes humaines était de l'idolâtrie- se sont épanouis sous la présidence d'Atatürk. Beaucoup de musées ont été ouverts, l'architecture a suivi des tendances plus modernes; et la musique, l'opéra et les ballets ont pris une plus grande place. L'industrie littéraire et cinématographique se sont largement développées par la suite.





Les réformes politiques

* Abolition du sultanat (1er novembre 1922)
* Proclamation de la république (29 octobre 1923)
* Abolition du califat (3 mars 1924)



Les réformes sociales

* Attribution de droits égaux entre les hommes et les femmes (1926 - 1934). Après les élections de 1935 la Turquie compte une dizaine de députés femmes.
* Loi sur les chapeaux et l'habillement, avec interdiction de port du fez et du foulard islamique (25 novembre 1925)
* Loi sur les noms de famille : obligation est faite aux Turcs de se choisir un nom de famille (21 juin 1934)
* Fermeture des tekkes, des zaviyes (monastères musulmans) et des türbes (sanctuaires) (30 novembre 1925)
* Suppression des titres et des surnoms (26 novembre 1934)
* Adoption des systèmes internationaux pour l'heure, le calendrier et les poids et mesures (1925 - 1931)
* Le dimanche remplace le vendredi comme jour de repos





Les réformes juridiques

* Abolition de la législation musulmane (1924 - 1937)
* Mise en place du Code Civil, du code criminel français, du code pénal italien, et du code commercial allemand. (1924 - 1937)
* En 1928 l'islam n'est plus religion d'état, l'état et la religion sont séparés. L'état devient laïc.






Les réformes culturelles et éducatives

* L'unification de l'enseignement et suppression des écoles religieuse (3 mars 1924)
* Adoption du nouvel alphabet turc basé sur l'alphabet latin (1er novembre 1928), connue sous le nom de « Révolution des signes »
* Fondation du Türk Dil Kurumu (Institut de la Langue Turque) et du Tarih Kurumu (Institut de l'Histoire) (1931 - 1932). Elle avait pour but d'explorer l'histoire turque.
* Réforme de l'Université (31 mai 1933)
* Afin d'assurer l'autarcie de la Turquie, Kemal Atatürk remplace le café, boisson favorite des Turcs mais importée, par le thé, qui peut être produit en Anatolie. Aujourd'hui, les Turcs consomment environ un kilogramme de thé par semaine et par famille (le thé turc est toutefois peu tannique et peu parfumé).



Les réformes économiques

* Abolition de la dîme (aşar), un impôt qui était reversé aux autorités religieuses.
* Valorisation du métier d'agriculteur
* Établissement de « fermes modèles », l'agriculture est alors modernisée sur le modèle européen avec l'utilisation des tracteurs et l'introduction de l'irrigation et la création de coopératives.
* « Loi de l'encouragement à l'industrie »
* Mise en application de deux « plans de développement » (1933 - 1937)
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#Posté le vendredi 21 mars 2008 12:15

Biographie de Mustafa Kemal !


Mustafa Kemal Atatürk !
1881 (Sélanique- actuelle Grèce) - 1938 (Istanbul-Turquie)






1881-1911 Sa jeunesse

Mustafa Kemal Atatürk est né en 1881 dans une maison rose à trois étages de l'avenue Islâhhâne, dans le quartier de Kocakasım à Thessalonique. Son père était Ali Rıza Efendi, sa mère Zübeyde Hanım. Son grand-père paternel Hafız Ahmet Efendi descendait des tribus nomades Kocacık, originaires de Konya et d'Aydın, qui s'étaient établies en Macédoine aux XIVe siècle et XVe siècle. Sa mère appartenait à une vieille famille turque établie au bourg de Langaza dans les environs de la même ville. Il s'agissait d'une famille d'origine albanaise.

Des cinq frères et s½urs d'Atatürk, quatre moururent en bas âge et seule Makbule vécut jusqu'en 1956.

Quand il atteint l'âge scolaire, Mustafa Kemal commença son éducation à l'école du quartier de Hafız Mehmet Efendi, puis, suivant la volonté de son père, il entre à l'école Şemsi Efendi. C'est à cette époque que son père mourut, en 1888. Après être resté auprès de son oncle maternel à la ferme de Rapla il retourna à Salonique, termina l'école primaire et poursuivit sa scolarité à Salonique. Puis peu de temps après, en 1893 sa mère voulut qu'il reçoive une éducation religieuse, ce que Mustafa Kemal refusa. Il fut donc inscrit au collège militaire de cette même ville.

C'est dans cette école que son professeur de mathématiques Mustafa Bey qui portait le même prénom que lui décide d'ajouter « Kemal » (perfection) à son nom pour ces talents en mathématique et en chimie.

Dans les années 1896 à 1899 il termina le lycée militaire de Manastir ou il ressort deuxième de sa promotion et entra à l'école de guerre d'Istanbul. À cette époque dans l'Empire ottoman, les seules études supérieures possibles étaient soient les études de théologie, soient les études militaires : les études d'officier à l'occidentale le firent donc entrer dans l'élite intellectuelle ottomane de l'époque. C'est ainsi que la plupart des Jeunes Turcs étaient issus de l'Académie militaire.
Il y découvre la bas la littérature et la poésie, ses auteurs préférés sont Voltaire, Rousseau, Auguste Comte, Camille Desmoulins et Montesquieu. C'est ainsi qu'il devient un admirateur des lumières mais également de la France révolutionnaire et il ne cachera pas son admiration pour Napoléon. En 1902 il sortit de cette école diplômée avec le grade de lieutenant. Il continua avec des études à l'académie militaire, qu'il acheva le 11 janvier 1905 avec le grade de capitaine. Dans cette académie il crée un comité secret qui diffuse un journal contestataire à l'égard du pouvoir impérial. Entre 1905 et 1907 il servit en Syrie dans la 5e armée. Il y crée une association révolutionnaire, Patrie et liberté qui visent à combattre et même à renverser le sultan. La bas il déclara à ses amis, « Notre but n'est pas de mourir mais de vivre afin de réussir la révolution, de concrétiser ensuite nos projets socio-politiques et de faire adopter nos idées par la population » En 1907 il obtint le rang de Kolağası (entre capitaine et commandant). Il fut nommé à la 3e armée à Manastır. Le 19 avril 1909 il prit ses fonctions à l'état-major de l'armée mobile qui entrait à İstanbul. La même année il fera son entrée en politique en faisant sa première déclaration politique au congrès union et progrès. Il y déclara que les militaires doivent abandonner la politique, une allusion direct au gouvernement ottoman, dirigé par des militaires. En 1910 il fut envoyé en France et prit part à des man½uvres en Picardie. Il y découvre avec son ami Ali Fethi Okyar la Franc-maçonnerie et il se fera beaucoup d'ami qui l'aideront plus tard dans la guerre d'indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1911 il commença à travailler sous le commandement du chef d'état-major à İstanbul.










1911 - 1919 Période militaire


En 1911, lors de la guerre qui commença avec l'occupation de Tripoli par les troupes italiennes, Mustafa Kemal prit son poste dans la région de Tobrouk et de Derna avec un groupe d'amis. Le 22 décembre 1911 il remporta la bataille de Tripoli. Le 6 mars 1912, il prit le commandement militaire de Derna. Les Italiens remportèrent cependant la guerre, et annexèrent le Dodécanèse (douze îles en mer Égée, dont Rhodes) et la Libye.

Mustafa Kemal prit part à la première guerre balkanique, qui commença en 1912, avec les unités présentes à Gelibolu et Bolayır. Son action fut précieuse pour la reprise des villes de Dimetoka et d'Edirne. En 1913 il fut nommé au poste d'attaché militaire à Sofia. Il reçut le grade de lieutenant-colonel durant cette affectation qui prit fin en janvier 1915. Pendant ce temps la Première Guerre mondiale avait commencé et l'Empire ottoman s'y était engagé. Mustafa Kemal fut chargé de créer la 19e division à Tekirdağ.

Durant la Première Guerre mondiale, Mustafa Kemal fit dire aux Alliés que Çanakkale était infranchissable. Le 18 mars 1915, les flottes anglaise et française, après avoir essuyé de lourdes pertes en tentant de passer le détroit des Dardanelles, décidèrent d'organiser un débarquement sur la presqu'île de Gelibolu (Gallipoli). Le 25 avril 1915, la 19e division sous le commandement de Mustafa Kemal arrêta à Conkbayırı les forces alliées qui montaient à l'assaut d'Arıburnu. Suite à ce succès, Mustafa Kemal fut promu au rang de colonel. Les 6 et 7 août 1915, les Anglais reprirent l'assaut d'Arıburnu. En tant que commandant des troupes d'Anafartalar, il y remporta une victoire les 9 et 10 août, suivie le 17 août par celle de Kireçtepe, et le 21 août par la seconde victoire d'Anafartalar.

Ainsi, durant la bataille des Dardanelles, la Turquie, au prix de 253 000 victimes, sut protéger les Détroits, passage éminemment stratégique. À cette occasion, Mustafa Kemal déclara à ses hommes « Je ne vous ordonne pas de combattre, mais de mourir.»

Après la bataille des Dardanelles Mustafa Kemal prit ses fonctions à Edirne et à Diyarbakır. Le 1er avril 1916 il obtint le rang de général de division. En combattant les forces russes il reprit Muş et Bitlis. Après de brèves affectations à Damas et Alep il revint à İstanbul en 1917. Il fit un voyage en Allemagne sur le front avec l'héritier du trône Vahidettin Efendi. Tombé malade après ce voyage, il fut soigné à Vienne et Karisbad.

Il revient à Alep le 15 août 1918 pour y commander la 7e armée. Sur ce front il combattit les forces anglaises avec succès. Le jour suivant la signature de l'armistice de Moudros, le 31 octobre 1918, il reçut le commandement des « troupes éclair ». Après la dissolution de celles-ci, il retourne à İstanbul pour entrer au ministère de la guerre.









1919 - 1923 Résistance et naissance de la république


Après l'armistice de Moudros, alors que les États alliés commençaient à occuper l'Empire ottoman, Mustafa Kemal alla à Samsun comme inspecteur de la 9e armée. Dans un appel publié le 22 juin 1919 à Amasya, il déclare «seule la volonté et la résolution de la nation obtiendraient l'indépendance de la nation» et appelle à la convocation d'un congrès à Sivas. Avec le congrès d'Erzurum du 23 juillet au 7 août et celui de Sivas du 4 au 11 septembre, il fit se dessiner la voie de la sauvegarde de la patrie. Il fut accueilli triomphalement à Ankara le 27 décembre 1919. Le 23 avril 1920, un nouveau pas vers la création de la république turque fut accompli avec la fondation de la Grande assemblée nationale de Turquie (Türkiye Büyük Millet Meclisi). Mustafa Kemal fut choisi pour présider le gouvernement et l'assemblée, qui commença à voter et à faire appliquer les lois nécessaires à la victoire dans la Guerre d'indépendance. Les premiers coups de feu de la Guerre d'indépendance avait été tirés à İzmir alors sous occupation grecque. Les forces de la milice appelée Kuvâ-yi Millye (armée nationale) se battirent contre les occupants des pays signataires du Traité de Sèvres, qui le 10 août 1920 avaient réduit l'Empire ottoman à la portion congrue : outre la perte des territoires arabes, du Kurdistan et de l'Arménie à l'Est, l'Empire ottoman perdait la Thrace orientale (la frontière passait dans la banlieue d'Istanbul) et les côtes de la mer Égée. L'Assemblée nationale leva une armée organisée, qui assura une issue victorieuse au conflit en s'unissant avec la Kuvâ-yi Millye.




Sous le commandement de Mustafa Kemal, les étapes importantes de la Guerre d'indépendance furent les suivantes :

* Libération de Sarıkamış (20 septembre 1920), de Kars (30 octobre 1920) et de Gümrü (7 novembre 1920).
* Défense de Çukurova, Gazi Antep, Kahraman Maraş et Şanlı Urfa (1919-1921)
* Première victoire d'İnönü (6-10 janvier 1921)
* Deuxième victoire d'İnönü (23 mars-1er avril 1921)
* Victoire de Sakarya (23 août-13 septembre 1921)
* «Grande bataille» (Büyük Taarruz), «Bataille du commandant-en-chef» (Başkomutan Meydan Muhaberesi) et «Grande victoire» (Büyük Zafer) (26 août-9 septembre 1922)


Après la victoire de Sakarya le 19 septembre 1921, l'Assemblée nationale accorda à Mustafa Kemal le titre de maréchal et de gazi (héros vétéran). La Guerre d'indépendance aboutit à la signature du Traité de Lausanne le 24 juillet 1924. Abolissant le Traité de Sèvres qui réduisait considérablement la Turquie, le nouveau traité permettait la fondation d'un nouvel État établi sur toute l'Anatolie et contrôlant totalement les Détroits.

L'établissement de la République turque commença le 23 avril 1920, en même temps que celui de l'Assemblée nationale. Le fait que le parlement eût mené victorieusement la Guerre d'indépendance accéléra l'établissement du nouvel État turc. Contrairement aux Jeunes Turcs qui ont déposé le sultan en 1909, Mustafa Kemal profita de la trahison du sultan avec l'armistice de Moudros pour mettre un terme au sultanat le 1er novembre 1922 le sultanat (pouvoir politique) fut séparé du califat (pouvoir religieux) et aboli dans la foulée. En raison de sa non appartenance au monde arabe, l'abolition du califat n'a pas jeté l'anathème sur Mustafa Kemal, même si il y a eu des manifestations contre cette décision en Turquie.

Les liens de l'Empire ottoman avec le pouvoir furent rompus. La république fut proclamée le 13 novembre 1923 et Atatürk fut élu son premier président à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Le 30 novembre de la même année, İsmet İnönü forma le premier gouvernement. La République turque commença à s'élever sur les principes suivants : «La souveraineté appartient sans restriction ni condition à la nation» (Hakimiyet bila kaydüşart milletindir) et «Paix dans le pays, paix dans le monde» (Yurtta sulh cihanda sulh).









1923-1938 Mustafa Kemal président de la république


Atatürk fut élu à la présidence de l'Assemblée nationale à deux reprises, le 24 avril 1920 et le 13 août 1923. Il s'agissait alors d'une charge cumulant les fonctions de chef d'État et de gouvernement. Lorsque la République fut proclamée le 29 octobre 1923, Atatürk en fut élu le premier président pour quatre ans, conformément à la constitution. Le parlement l'élit de nouveau en 1927, 1931 et 1935.

Il prononça son grand discours relatant la Guerre d'indépendance et la fondation de la République (nutuk) les 15 et 20 novembre 1927 et son discours de la 10e année le 29 octobre 1933.

Le 29 janvier 1923, il épousa Latifé Ussakizade qui l'accompagna plus tard dans ses tournées dans le pays. Ce mariage dura jusqu'au 5 août 1925. Il épousa alors un idéal, il voyait sa femme Latife comme le modèle de la femme turque. Mais étant jalouse et possessif le mariage échoua. Atatürk qui aimait les enfants adopta sept filles, l'historienne Afet (İnan), la pilote de guerre Sabiha (Gökçen), Ülkü, Nebile, Rukiye, et Zehra, et un garçon, un berger prénomé Mustafa. Il prit aussi sous sa protection deux garçons nommés Abdurrahim et İhsan.

Conformément à la loi sur les noms de famille, le parlement donna le 24 novembre 1934 à Mustafa Kemal le patronyme Atatürk, qui signifie non pas « père des Turcs » mais plutôt « Turc ancêtre », « Turc père » ; il abandonna alors le prénom Mustafa pour se nommer Kemal Atatürk.

Il connaissait le français, l'anglais et l'allemand et était passionné par la Révolution française et les idées des Lumières. D'ailleurs la révolution kémaliste se revendiquait de la Révolution française.


Atatürk ne s'est pas beaucoup soucié de sa santé, il ne prit jamais au sérieux les recommandations de ses médecins lui conseillant de prendre du repos. Ainsi après la bataille des Dardanelles il est contraint de passer une partie de l'année 1918 dans un hôpital de Vienne pour suivre une cure suite à des problèmes rénaux. En 1927 il est victime de plusieurs spasmes coronariens. Plus tard ses problèmes rénaux le rattrapent, et il décide donc de continuer à travailler pendant sa cure, ce que les médecins lui ont déconseillé de faire. Il réalise ensuite des voyages dans des pays lointains alors même que ses proches lui demandaient de rester pour ne pas détériorer sa santé. Suite à un important voyage à Adana son état de santé se détériore complètement. Le 6 septembre 1938 il rédige son testament et il meurt d'une cirrhose le 10 novembre 1938 à 9h05, dans le palais de Dolmabahçe à İstanbul. Ses derniers mots ont été Au revoir et il tomba par la suite dans un profond coma. Il est enterré au Musée ethnographique d'Ankara le 21 novembre 1938. Depuis le 10 novembre 1953, son corps repose au Mausolée d'Atatürk (Anıtkabır), à Ankara. Son successeur, İsmet İnönü, a fortement encouragé un culte de la personnalité post mortem. Un culte qui a survécu jusqu'à ce jour. Aujourd'hui le portrait d'Atatürk est partout, il est dans tous les bâtiments publics, sur tous les billets de banques et dans les maisons de beaucoup de familles turques qui le considèrent comme un héros.

Beaucoup de lieux portent son nom comme l'aéroport international d'Istanbul ou le stade de football Atatürk dans cette même ville. Une ou plusieurs statues d'Atatürk se trouvent dans la plupart des villes de Turquie. Et cas unique au monde, tout les ans, le 10 novembre à 9h05 une minute de silence a lieu en mémoire du père de la Turquie moderne. Tous les partis politiques se réclament de l'héritage kémaliste et toutes les factions allant de l'extrême-droite à l'extrême-gauche rendent hommage et dépose une gerbe de fleur sur sa tombe.
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#Posté le vendredi 21 mars 2008 12:14

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